Tout ce qui nous rend heureux quand on porte une ceinture marron

Vous le savez, ce qui nous plait, ce qui nous motive, ce qui éveille notre imagination chez Loop Me, ce sont les couleurs. Toutes les couleurs, sans exception. Parce que nous pensons que chaque couleur, quelle qu’elle soit, est animée d’une force propre, et contient -tel un coffre-fort - son lot de secrets et de pouvoirs magiques...
Mais soyons honnêtes aussi : quand chez Loop Me, on glorifie la couleur, on pense d’abord à des couleurs exubérantes : aux jaunes, aux roses, aux violets et aux ultra-violets...Quand on fait un exercice de brainstorming sur nos gammes de couleurs, on pense à tous les personnages, réels ou imaginaires, qui ont fait d’une couleur leur signature et qui sont capables de nous transporter dans des univers extraordinaires : Hulk, Titi, Casimir, le grand Schtroumph ...
Et soyons honnêtes bis : quand on s’est livré à notre fameux exercice de style : « Tout ce qui nous rend heureux quand on porte une ceinture... », avec la ceinture marron comme sujet, on n’a pas eu à batailler trop en interne pour décrocher la parole au sein du groupe de travail et la conserver. Pour une fois, ce brainstorming ne s’est pas vraiment transformé en feux d’artifices d’idées farfelues.
Alors sur le coup, chez Loop Me, nous avons été -disons le- légèrement pris de panique face à cette expérience du « syndrome de la page blanche ». Si nous ne trouvions rien à dire sur la ceinture marron, devait-on en conclure que les ceintures marrons n’avaient pas leur place chez nous ? Une ceinture qui ne déchainerait pas l’imagination pouvait-elle avoir sa place dans la gamme Loop Me? (les enfants, vous avez quatre heures).
Mais finalement nous sommes rappelés cette phrase de Giorgio Armani : « L’élégance, ce n’est pas se démarquer, mais être mémorable ». Et si en effet, il n’était pas toujours nécessaire d’être voyant ni forcément « original » pour être remarquable ?
Nous avons alors décidé de poser le problème autrement. En essayant de trouver des exemples de marrons devenus iconiques, pour d’autres raisons précisément que la seule intensité ou formulation de la couleur. Et en nous demandant si la ceinture marron ne pouvait pas dégager sa force du fait d’être non pas à la mode, mais justement à l’abri des modes ? En faisant office de phare, d’indéfectible roc dans une planète Mode déchainée et épuisée par des virevoltes de styles éphémères et finalement épuisantes.
En direct, voici donc les fruits de notre réflexion sur le sujet ...

1- Le marron est une couleur essentielle, de ces couleurs qui ne rigolent pas

Le marron, sous toutes ses formes, c’est la couleur de la terre. La couleur sans doute aussi la plus répandue dans l’univers, animal et végétal, dans toutes ses variations : des plus claires (les beiges, les greiges, les sépias etc ) aux plus chaudes (acajou, auburn, alezan, tabac etc). Son secret de fabrication ne le dément d’ailleurs pas. Le marron est fabriqué à partir de pigments minéraux comme la terre d’ombre brûlée, apparentée aux ocres bruns et importée de Chypre à partir du XIXème siècle ; ou encore la célèbre terre de Sienne (du nom de la ville italienne) contenant ces fameux pigments bruns jaunes éponymes.
Alors, avec un pareil pedigree, profondément ancré dans le sol et dans les entrailles de la terre, il était évident que le marron ne pouvait être autre chose qu’une couleur de grande noblesse, une couleur patrimoniale...
Vu sous cette angle, ne semble-t-il pas absolument nécessaire d’avoir une ceinture de ce type, une belle ceinture marron, atemporelle et indiscutable, dans notre gamme Loop Me ?

2- Le marron est une couleur militaire

Si l’on vous demande de citer, sans réfléchir et instinctivement, un vêtement dans les tons marrons, que ce soit un marron clair ou un marron foncé, il vous viendra certainement très rapidement à l’esprit des uniformes militaires. Alors certes, il existe plusieurs couleurs dans l’armée : le marine, le kaki mais aussi très souvent le marron et le beige. Et comme l’objectif du brainstorming chez Loop Me, c’est de procéder par associations d’idées, on pense aussi très rapidement et très précisément à la veste dite Saharienne, la « Reine du désert ».
Initialement exclusivement réservée aux hommes, elle fut longtemps l’uniforme officiel de l’armée britannique en Inde avant d’être adoptée par les troupes de l’Afrikakorps, les divisions blindées allemandes en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre Mondiale. En lin ou en coton, toujours beige, la Saharienne offrait d’une part un peu de légèreté et de confort dans l’enfer du désert ou des tropiques à des soldats européens peu coutumiers de ces grands écarts météorologiques. Mais elle avait aussi une fonction évidente : sa conception était pratique et pragmatique avec ses poches à soufflet, son boutonnage et son ceinturage adaptés aux mouvements d’hommes en armes. La Saharienne garantissait aussi une forme d’invisibilité aux troupes (contrairement aux pantalons rouges de certains militaires français, n’est-ce pas?), en leur permettant de se fondre dans le décor de dunes et de sable.
Et souvent (pour éviter de dire « toujours » : car chez Loop Me, voyez-vous, nous ne sommes pas non plus agrégés d’histoire, on préfère donc garder une certaine réserve sur ce que l’on avance) ces vestes du désert étaient sanglées d’une ceinture en cuir marron, tannée et burinée par le vent, le sable, le soleil et les épreuves multiples de la vie militaire.
Alors la ceinture en cuir marron était une évidence : le cuir est un matériau solide et la couleur est tout simplement une couleur brute. On n’imagine pas l’Economat des Armées faire appel à un styliste pour designer une ceinture différenciante et qui tranche avec le bon sens commun. L’armée est là pour représenter l’ordre, faire régner la paix et réduire les rébellions. Par pour se livrer à des démonstrations de fantaisie inopportunes.
Et précisément, une ceinture marron, ton sur ton avec l’uniforme, ça va dans le bon sens. Une ceinture marron incarne l’ordre, la simplicité et l’efficacité. C’est simple, solide, sans détour et sans double sens.
Une ceinture marron, en résumé, c’est du sérieux : ça dit ce que ça fait et ça fait ce que ça dit.

3- D’ailleurs ce n’est pas un hasard si chez UPS, l’uniforme est ... marron

Alors quand on pense à l’ordre militaire, on pense à l’armée. Mais d’autres organisations ont un mode de fonctionnement similaire, figurez-vous. Comme par exemple, UPS, le leader mondial de la livraison de colis !
Chez UPS, le « commandant » martèle ses messages : « interdit de courir », « n’oubliez pas vos trois points d’accroche quand vous descendez l’escalier : deux pieds au sol, main sur la rampe ». Les entrepôts sont méthodiquement organisés : points de procédures, points de sécurité, points de regroupement. Les briefings d’équipe ne sont pas prononcés, ils sont (souvent) vociférés, a-t- on lu dans un article du magazine Challenge. Le chef d’équipe vérifie méthodiquement la tenue de ses « troupes » : inspection des mains, chaussures cirées, rasage de près, les moustaches uniquement sont tolérées.
Pour atteindre son niveau de performance légendaire, la méthode UPS est huilée aux petits oignons. La perfection de l’exécution repose sur une taylorisation de chaque process. Chaque UPS-eur a sa routine, parfaitement rodée et sa fiche de mission ultra détaillée.
Et pour incarner cette méthode, tout est verrouillé jusqu’à la ... couleur. Et cette couleur, c’est le marron ! Ce fameux « Brun Pullman » adopté dans les années 30 et qui est aujourd’hui une marque déposée. Cet uniforme brun est tellement protégé que, lorsqu’un employé quitte l’entreprise, il doit tout rendre : la veste, la casquette, le bonnet, et aussi le pin’s, afin d’éviter que la sacro-sainte tenue -et donc en quelque sorte- l’image de la marque, ne se retrouve bradée sur eBay puis portée par un plaisantin à je ne sais quel bal costumé.
Alors voilà, le marron, clairement, dans le public comme dans le privé, dans l’armée comme dans le civil, c’est la couleur du sérieux, la couleur des gens qui aiment les choses « carrées", comme on dit. Et comme nous n’avons pas tous des aspirations d’artistes rock and roll, porter une ceinture en silicone marron Loop Me pourrait bien, in fine, être le choix de plusieurs d’entre nous.

4 - Le marron peut aussi avoir sa place dans la mode

En même temps, la bonne nouvelle c’est que le marron n’est pas non plus cantonné à n’être porté qu’en uniforme.
Revenons à notre exemple très parlant de la Saharienne. Rapidement cette veste à soufflets plutôt futée, a su se sortir de la seule sphère militaire et prendre une dimension Jet-Set évidente.
Dans les années 30, l’écrivain Ernest Hemingway la popularise en la portant lors de safaris en Afrique. Le succès est tel que le vêtement devient un vêtement de mode, rebaptisé pour l’occasion « Veste Safari », ce qui était plus exotique. Porter ce vêtement, son beige façon « sable et désert », c’était un peu comme voyager dans sa tête, se rêver explorateur, chercheur d’or, voyageur au long court...
Dans les années 50, la dite veste conquiert Hollywood et le grand écran. Dans « Mogambo », de John Ford, sorti en 1953, l'actrice américaine Grace Kelly donne la réplique à Clark Gable. Tourné au Kenya, le film raconte l'histoire d'un drame amoureux lors d'un safari. La sublime Grace Kelly y porte avec classe une saharienne pour affronter les dangers de la jungle.
Les années 60 marquent un nouveau virage pour la fameuse veste. Yves Saint Laurent se l’approprie à sa manière. La taille devient cintrée et un large décolleté à lacets apparaît. Le couturier la fait porter à ses muses, Betty Catroux et Loulou de la Falaise, alors capables de transformer n’importe quelles frusques en or massif. Le succès est immédiat, et le créateur en fera une pièce maîtresse de ses collections.
Aujourd’hui, la Saharienne a intégré la cour des grands. Tous les créateurs la ré-interprètent tôt ou tard, cela fait partie de l’exercice de style.
Depuis Saint Laurent, elle a connu une multitude de déclinaisons, au point d'avoir fait l'objet d'une exposition au « Salon du vintage », en 2015. Le beige et le marron sont loin derrière nous certes, mais quoi qu’on en dise, la couleur d’origine restera à jamais gravée dans nos mémoires comme « la » couleur, celle de la création, de la légende, des origines...
Alors tout ce bla-bla sur la Saharienne, pour vous mener à quoi, vous entend-on murmurer dans votre barbe, vous heureux lecteurs de cet article ?
Tout simplement pour vous démontrer que, parfois, la couleur de la plus pure et plus stricte tradition peut aussi être jouée comme la couleur la plus magistrale. Et qu’une couleur aussi peu fun sur le papier qu’une couleur militaire peut, elle aussi, prétendre aux plateaux de cinéma et aux podiums des défilés.
En résumé, peu importe la couleur pourvu qu’il y ait l’ivresse, la fougue, le style !
Alors, si pour vous -comme pour beaucoup de gens (soyez rassurés)- la seule ceinture qui puisse être, est une ceinture marron, alors prenez une ceinture marron. Vous aurez l’assurance et l’étoffe des héros et en même temps, du style. Le style de celui qui se fiche des modes et mise tout sur son seul savoir-être pour imposer sa patte.

5- Le marron est une couleur emblématique du scoutisme

Et de fil en aiguille, notre groupe de parole débridé nous a conduits de l’armée à un autre univers tout aussi intéressant et inspirant...
Car en essayant de dresser le portrait d’un grand homme habillé en beige, figurez-vous que le nom qui est sorti de nos imaginations est celui de Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, dit plus simplement Baden-Powell tout court.
Né dans une famille de neuf enfants, d’un père professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, le petit Robert (NB : l’enfant ; rien à voir avec le dictionnaire) ne brille pas par son parcours scolaire. Globalement mauvais élève, il rate ses examens d’entrée à l’université et se présente alors à l’école militaire. Il y entre cette fois-ci avec les honneurs (second à l’examen d’entrée ! Comme quoi, parents du monde entier, détendez vous...) et intègre un régiment de cavalerie.
C’est le début d’une brillante carrière militaire. Il deviendra au fil des années un grand chef d’armée, respecté et obéi parce qu’il donne toujours l’exemple aux hommes qu’il commande.
Au cours de ses différentes affectations, il voyagera sur tous les continents et passera par les Indes, l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie et surtout l'Afrique du Sud.
Au cours de ses missions à l’autre bout du monde, en « terres inconnues » (pour plagier le titre d’une émission de télévision contemporaine), il s'intéresse particulièrement au travail des éclaireurs, et se rend compte de leur importance stratégique dans les opérations militaires.
Il se perfectionne ainsi dans l'art de l’approche et de l’exploration et fait de cette compétence sa marque de fabrique. Il instaure ainsi la discipline d’ « éclaireurs » militaires : il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspire du point Nord de la boussole.
L'événement qui le rend célèbre dans tout l'Empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899, durant la seconde Guerre des Boers. Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée pendant 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes (pour transmettre des messages à pied et à vélo), comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs.
À la libération de la ville, il est acclamé et promu. Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Il publie ses observations dans un petit fascicule destiné aux militaires : « Aids to scouting » (« L’art des éclaireurs »).
À son retour au Royaume-Uni, il est accueilli triomphalement. Il constate que son livre a un immense succès auprès des garçons britanniques et des éducateurs. Il reçoit même beaucoup de courriers de garçons lui demandant des conseils. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers désœuvrés, souvent en mauvaise santé et délinquante, il décide de mettre en pratique, au service des jeunes et dans une optique de paix, tous les principes qu’il a observés à la guerre. Ainsi est né le « scoutisme ».
« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires ».
Alors comme dans l’armée, il existe trois couleurs clefs dans le scoutisme selon le sexe, l’âge et la nationalité de la troupe. Mais le beige reste la couleur phare, celle des garçons expérimentés notamment, les éclaireurs et les pionniers, en charge des plus jeunes.
Ce qui est intéressant dans le scoutisme, c’est sa dimension universelle, mixte et surtout profondément orientée vers la paix, le respect de soi, des autres et de la vie en général. Et ce, en toute bienveillance et ouverture d’esprit puisque le scoutisme a même dépassé les frontières des religions et a été décliné en différentes variantes dans plusieurs confessions.
Alors voilà, l’uniforme beige, la ceinture marron, si cela évoque le scoutisme et ces jeunes animés de valeurs fraternelles et pacifistes, cet esprit de groupe et de troupe si supérieur qu’il permet de se dispenser de tout signe ostentatoire individuel, chez Loop Me alors, on valide.
Dans cet état d’esprit, faire le choix d’une ceinture marron, c’est l’assurance de porter un vêtement qui ne fait pas de faux pas, qui ne prend pas le pas sur des choses plus fondamentales que l’on pourrait vouloir dire de soi et sur soi.
Bref, la ceinture marron, c’est la ceinture élégante qui ne se prend pas pour plus sérieuse qu’elle n’est. Là encore, peu importe l’habit, ce qui compte c’est davantage la personne qui le porte...Ou l’histoire de quand l’accessoire se met en retrait pour sublimer la personne, plutôt que l’inverse...

6 - Le marron c’est la grande couleur institutionnelle par excellence

Bon, on va vous le dire franchement. La méthode du brainstorming est officiellement une méthode de réflexion spontanée et naturelle, sans biais...
Mais comme après plusieurs heures de travail, nous n’avions que des figures militaires (ou assimilées) en tête, on a décidé de prendre l’exercice sous un autre angle. Nous nous sommes dits : quels produits iconiques et emblématiques existant en marron nous viendraient spontanément à l’esprit ? Et on en a eu immédiatement deux...

Le premier c’était ... les sacs et autres articles de bagagerie Louis Vuitton

Car en effet, si récemment, quelques artistes contemporains ont été « invités en résidence » à venir graffer de motifs pop et fluo les célèbres sacs, sans avoir les chiffres exacts de ventes de la maison, on ne doit pas être loin du compte en affirmant que 90% des ventes doivent être réalisées avec le célèbre motif or sur toile marron (si parmi nos lecteurs il y a une personne de l’administration des ventes, manifestez-vous).
Alors qu’y-a-t-il donc d’incroyable dans l’histoire de cette toile marron pour qu’aujourd’hui encore, elle figure au nombre des best sellers mondiaux en maroquinerie ?
Revenons un peu en arrière, en 1837. Le jeune Louis Vuitton, âgé de 16 ans, quitte son Jura natal et monte à la capitale. Il entre comme apprenti chez un « layetier-emballeur-malletier », métier qui consiste à emballer les nombreuses affaires de riches clients qui, excités par l’essor des transports, avaient envie (et les moyens) de découvrir le monde . Le jeune apprenti comprend alors rapidement « qu'il faut créer des bagages novateurs et de grande qualité alliant luxe, fonctionnalité et innovation ». Il devient le fournisseur officiel des élites, depuis l’impératrice Eugénie, jusqu’à l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza.
En 1888, il adopte un nouvel imprimé de damier beige et brun avec l’inscription « Marque Louis Vuitton déposée », pour contrecarrer les premières contrefaçons.
En 1896, son fils Georges va encore plus loin pour se démarquer des copieurs. Il créé la célèbre toile révolutionnaire « Monogram LV » dont il fait l'emblème de la marque : une toile initialement en lin, tissée aux métiers Jaquards puis collée sur les malles grâce à un mélange de dextrine et de farine de seigle. C'est la première fois qu'un créateur place autant sa marque en vue sur son produit. Mais l’alliance du marron en « toile de fond » et de l’écriture façon or passera crème auprès de la clientèle aristocratique.
Les progrès technologiques se poursuivront pour rendre la matière toujours plus efficace : en 1959, Gaston-Louis Vuitton, fils aîné de Georges, et son fils Claude-Louis, mettent au point une nouvelle toile Monogram, une toile enduite souple à base de lin, de coton et de PVC, qui dope les ventes de la maison. Le matériau se fait technique mais le design marron et or, lui, reste identique. On ne change pas une équipe qui gagne ! Encore de nos jours, celui-ci reste la signature emblématique de la marque et l’objet de tous les désirs...
Alors franchement voilà, de la technologie et une matière innovante pour se rendre indispensable, tout le focus dans le savoir-faire, le tout enrobé d’une couleur qui ne fait pas de vague : le marron, telle est la recette gagnante.
Facile à dupliquer chez Loop Me : le meilleur de la silicone, un toucher velours exclusif, décliné en deux superbes couleurs universelles ! Nos ceintures marrons, chocolat ou beige camel, sauront ravir les hommes et femmes d’affaires cosmopolites et 3.0 !

Le deuxième exemple est ... le tartan de Burberry.

Qui de nos jours ne connait pas le fameux tartan, un écossais blanc, noir et rouge sur un fond dominant de beige « chameau ». Ce fameux tartan est aujourd’hui une marque déposée en soi, c’est dire sa célébrité, sous les noms de « Nova Check » et de « Haymarket Check ».
Certes, il est aujourd’hui porté et incarné dans les publicités par les plus grandes stars britanniques du moment, parmi lesquelles Kate Moss, Agyness Deyn, Jourdan Dunn, Lily Donaldson, George Craig, Eddie Redmayne, Emma Watson et Rosie Huntington-Whiteley pour n’en citer que quelques-unes.
Mais avant d’être adoubé par le show-business, sachez que le fameux tartan aura conquis pierre par pierre tout ce que l’humanité compte d’aristocrates, à commencer par la Couronne britannique elle-même. Voyons comment...
Tout commence par un jour d'hiver de 1856, où Thomas Burberry, un apprenti drapier, consulte son médecin pour un problème de rhumatismes précoces. Le praticien lui recommande vivement de ne plus porter son imperméable en caoutchouc, lequel protège de la pluie mais ne permet pas d'évacuer la transpiration. Thomas Burberry ouvre quelques semaines plus tard sa première boutique sur Winchester Street à Basingstoke, à 80 kms de Londres, qui très vite habille les notables de la région.
Spécialisé dans les vêtements d’extérieur, Thomas Burberry crée en 1880 un matériau ultra- innovant, la gabardine, une étoffe protégeant du froid et surtout de la pluie. Le jeune créateur aurait créé ce tissu suite à une rencontre avec un berger de sa région, dont la veste avait l'étonnante particularité de résister à l’eau. L'homme attribuait ce mérite aux produits utilisés lors du bain des moutons, protégeant la laine des bêtes des intempéries. De là à sauter du mouton aux notables, il n’y avait qu’un pas, que le jeune Thomas franchit avec un flegme tout britannique.
Le logo de la maison : un chevalier en armure, vient formaliser tout cela et résumer l’esprit Burberry à merveille. L’armure symbolise la protection, la sûreté des habits ; le cavalier, l’intégrité de la maison, et enfin la devise latine (l'adverbe latin Prorsum signifie « en avant ») témoigne de la volonté d'innovation du créateur. Avoir un manteau Burberry, c’est faire le choix du style, de la qualité en même temps que de la modernité.
Dès lors, sa gabardine n’en finira plus de gravir les échelons. C’est d’abord le War Office qui réclame le fameux textile pour ses officiers. Puis la maison devient le fournisseur des grandes expéditions polaires, puis de l'armée britannique, lors de la première Guerre mondiale. À cette occasion, Burberry donne naissance au trench-coat, littéralement « manteau des tranchées », conçu sur mesure pour les nouvelles sortes de combat.
Mais la consécration intervient, alors que le roi Édouard VII fait passer le nom de Burberry dans le langage courant en prenant l'habitude de prononcer cette phrase : « Give me my Burberry ! » (« Qu'on me donne mon Burberry ! »). Puis le roi suivant, George V, fera de Thomas Burberry son tailleur officiel. C’est ainsi que de simples « vêtements de fonction », la marque passa au statut de « fournisseur de la Couronne ».
Il ne restait plus qu’à déployer le modèle à grande échelle, en visant cette fois-ci le grand public (fortuné tout de même, n’exagérons rien).
Et ce sera chose faite une fois la guerre finie : car les vétérans retournent chez eux avec leurs imperméables, et commencent à populariser le vêtement à la ville.
La gamme s'élargit de la célèbre écharpe en imprimé écossais ainsi que de parapluies, chapeaux, pantalons, vestes et multiples tenues de chasse et de sport (pour le golf, le tir à l'arc ou encore le tennis).
L’enseigne, portée par son succès, passe la frontière. À Hollywood d’abord, où de nombreuses stars du cinéma arborent les créations Burberry dans des blockbusters mythiques : comme Humphrey Bogart dans « Casablanca », Audrey Hepburn dans « Breakfast at Tiffany’s » ou encore Gary Cooper et Marlène Dietrich dans « Cœurs brûlés ». Sans oublier le lieutenant Columbo joué par Peter Falk, et Peter Sellers, héros des aventures de « La Panthère Rose ».
Un grand nombre de personnalités du monde politique et de célèbres écrivains du monde entier s'habillent du désormais célèbre trench-coat. On peut ainsi citer en vrac : le critique musical George Bernard Shaw, Winston Churchill, Ronald Reagan, George Bush père, Norman Schwarzkopf...La liste est infinie, ce ne sont là que des exemples !
Alors, la maison connaitra, il est vrai, une mauvaise passe dans les années 2000. Elle sera heureusement surmontée et aujourd’hui, le tartan couleur chameau continue d’éblouir.
Alors voilà, encore une belle histoire de beige, ou de marron, vous l’appellerez comme bon vous semble, pour vous dire combien le marron a plus que sa place dans une gamme d’accessoires de mode colorés.

En conclusion, concernant les ceintures, il semblerait que la ceinture marron soit l’incontournable à avoir dans nos penderies

La ceinture marron, c’est finalement la ceinture classique par excellence, la ceinture de la tradition, la ceinture des grandes occasions et des tenues officielles. La ceinture à avoir, quoi qu’il en soit.
Mais à vrai dire, nous souhaiterions orienter davantage votre choix et vous recommander, non pas n’importe quelle ceinture marron, mais une ceinture marron en silicone de la maison Loop Me.
Car ne perdez pas de vue que, dans les deux grands succès que nous venons de passer en revue, la gloire ne vint pas du marron en tant que tel, elle vint du traitement d’une couleur classique au filtre d’une grande innovation technologique dans le matériau. Dans ces deux exemples, ce qui compte, ce n’est pas tant la couleur que son support : la toile du malletier et la gabardine du tailleur. En clair, l’arbre (le marron) ne doit pas cacher la forêt (le vêtement).
De la même façon, avec une ceinture marron en silicone Loop Me, vous faites le choix d’une couleur traditionnelle pour ne pas détourner l’attention du vrai sujet : la grande innovation que cela représente de ne plus porter une ceinture en cuir mais en silicone !
Et si vous avez l’habitude de porter des vêtements de niche, qui sortent un peu du lot, alors, dans ce cas, la ceinture marron est vraiment la ceinture qu’il vous faut. Le marron étant une couleur neutre par excellence, elle se marie avec tout -ou presque- en termes de couleurs, de motifs et de matières. Et la ceinture marron aura l’avantage de ne pas faire d’ombre au vêtement qu’elle accompagnera.
Ne l’oubliez pas, trop de soleil finit par éblouir. Demandez à Icare... Alors parfois la ceinture doit savoir se faire oublier pour sublimer celui ou celle qu’elle ceinture. A bon entendeur, amis #loopers...

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