Tout ce qui nous rend heureux quand on porte une ceinture bleue

« Les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au paradis, les yeux verts vont en enfer, les yeux noirs au purgatoire », écrit Bernard Minier en 2012 dans son roman « Le Cercle ».
Mais avant lui, c’est toute une ribambelle d’artistes : écrivains, poètes, réalisateurs etc, qui les ont célébrés, ces fameux yeux bleus.
Toutes nos héroïnes sur grand écran ont les yeux bleus : Emilie Jolie, Alice aux Pays des Merveilles, La Reine des Neiges et bien d’autres encore... Et dans la publicité pour le café Legal, on aurait pu se demander si c’était le café ou les yeux de Johnny qu’il fallait acheter...
Quant à Michel Pastoureau, auteur de « Bleu, histoire d’une couleur », il va jusqu’à affirmer que le bleu serait la couleur préférée des Occidentaux : « quel que soit leur milieu social et professionnel ».
Le bleu serait-il donc la couleur des couleurs? Et chez Loop Me, devrait-on considérer nos deux ceintures bleues -l’une tendant vers le bleu marine et l’autre d’un bleu plus vif- comme les stars de notre collection de ceintures en silicone colorée?

Force est de reconnaitre que le bleu a un sacré pedigree

Le bleu n’est pas une couleur née de la dernière pluie.
Le premier bleu est apparu dès l’Antiquité et c’est aux Egyptiens qu’on le doit, puisqu’ils trouvèrent la recette pour le produire à base d’azurite, un minéral composé de carbonate de cuivre hydraté (ça en jette, hein?). Non contents de cette première trouvaille, les Egyptiens (qui étaient de fins artisans) inventèrent le bleu d’Alexandrie, fabriqué à partir de verre coloré au cuivre et broyé. S’en suivit , toujours pendant l’Antiquité, l’invention du bleu d’Indigo obtenu en pilant des feuilles de guède. Savoir-faire perpétué par la suite, dans des temps plus modernes, avec des feuilles de pastel du Languedoc français au XIIème siècle, puis avec des plantes dites tinctoriales, en provenance des Amériques et des Indes colonisées, au XVIème.
Ensuite au Moyen- ge vint le bleu d’Outremer fait de Lapis Lazuli venu d’Afghanistan et jugé très précieux. Puis au XVème siècle, le smalt produit à partir de verre coloré comme son copain d’Alexandrie, mais cette fois-ci avec du cobalt, et qui deviendra la coqueluche des peintres flamands.
En 1704, taratata !!! La carrière du bleu prend un virage décisif, avec le premier pigment synthétique moderne, obtenu par réaction de la potasse et du sulfate de fer, appelé bleu de Prusse. Il sera rendu -disons... célèbre- par le peintre Watteau, mais pas davantage car sa tenue laissait à désirer. Il ouvrit néanmoins la voie à d’autres inventions majeures : comme le bleu de cobalt, créé en1806, si cher à Vincent van Gogh ou à Jospeh Turner, et considéré encore aujourd’hui comme l’un des pigments les plus chers du marché.
Suivront ensuite tous les autres pigments de synthèse : outremer dit « véritable » (inabordable) et sa version « low cost » dit bleu de Guimet, le bleu céruléum, le bleu de phtalo etc...La dernière des innovations étant un bleu appelé YInMn, basé sur un oxyde d’atrium, indium et manganèse dont le prix très élevé anéantit toute chance de commercialisation...
Tout ceci, non pour vous faire croire que les équipes Loop Me sont agrégées en Physique-Chimie (on aimerait, mais non), mais plutôt pour mettre fin à plusieurs gros clichés sur le bleu. Non le bleu n’est pas une couleur lambda et si, le bleu est une couleur précieuse. Non il n’y avait pas la moindre trace de bleu dans les fresques de la grotte de Lascaux et si, il a fallu attendre des millénaires de sciences pour lui donner naissance, et tout autant pour lui donner dans l’art et la culture la place qu’il mérite...

Le bleu n’a pas toujours eu bonne presse...

Couleur subtile, couleur rare, couleur précieuse, couleur de luxe... Sachez que le bleu ne fut pas toujours ainsi considéré à sa juste valeur.
Il n’a ainsi été explicitement nommé dans la langue que très tardivement. Pour parler plus clairement : il n’y pas de mot grec ni latin pour dire le mot «bleu » et peu de place dans la Bible pour cette couleur. C’est fou mais c’est la vérité.
Et Michel Pastoureau, reconnu à ce jour comme le plus érudit en matière d’histoire des couleurs, raconte que « Dans l'Antiquité, il n'est pas vraiment considéré comme une couleur ; seuls le blanc, le rouge et le noir ont ce statut. A l'exception de l'Egypte pharaonique, où il est censé porter bonheur dans l’au-delà (...), le bleu est même l'objet d'un véritable désintérêt ». De même que "dans les sociétés grecques et romaines, le bleu est une couleur qui ne compte pas ». Clashé le bleu, comme diraient nos jeunes d’aujourd’hui.
Il faudra attendre l’an 1000 pour que le domaine religieux sorte le bleu de la grotte d’indifférence où on l’avait enfoui, en commençant à l’utiliser pour représenter les attributs divins. Ainsi, le ciel et la lumière divine deviennent bleus. Idem pour le manteau et le voile de la Vierge Marie. Et dès le XIIIème siècle, le bleu commence à tirer la bourre au rouge sur pas mal de vitraux dans les églises. On peut considérer à partir de cette date que les hostilités étaient lancées : le bleu allait prendre sa place à table !
Au XVIème siècle, c’est la Réforme protestante qui distingue les couleurs « honnêtes » de celles qui ne le sont pas. Et parmi les « bonnes couleurs », bim, qui l’on trouve à côté du noir, du blanc, et du gris. On vous le donne en mille : le bleu ! (Les mauvaises couleurs étant le rouge, le jaune, le vert). Et Rembrandt, calviniste renommé, va l’utiliser dans son oeuvre, ce qui aidera aussi.
Puis de fil en aiguille (on va faire un bon dans l’histoire de quelques siècles car chez Loop Me, on n’est pas non plus là pour vous faire un cours d’histoire de l’art) le bleu deviendra très très à la mode et à partir de 1930, une grande partie des uniformes noirs passent au bleu (douaniers, marins, postiers, facteurs, militaires etc).

Souvent on pense que le bleu n’est pas une couleur folichonne ...

Le bleu n’est pas la couleur réputée « la plus folklo » pour parler vulgairement. Cette mauvaise réputation, le bleu la doit quand même beaucoup aux artistes, disons-le.
Au début du XXème siècle, Vassily Kandinsly affirmait que « le bleu développe très profondément l’élément de calme. Glissant vers le noir, il prend la consonance d’une tristesse inhumaine (...). A mesure qu’il s’éclaircit (...) le bleu prend un aspect plus indifférent (...) jusqu’à devenir un calme muet ». Avouez, cette définition n’est guère très flatteuse et encore moins très vendeuse. Et chez Loop Me, cela pourrait presque nous donner envie de supprimer toute ceinture en silicone bleue de notre gamme.
Car en creusant davantage, ce jugement un peu déprimant sur le bleu ne semble que se confirmer. En vrac et sans ordre logique, voici tout ce qu’on a découvert de flippant sur le bleu.
Dans tous les manuels classiques d’Art Graphique, on peut lire que le bleu est la « couleur la plus froide » (du coup, on fait habilement le lien avec le code couleur employé sur le robinet de notre douche : bleu pour le froid en effet et rouge pour le chaud), et que le bleu est une couleur « fuyante » employée pour donner l’impression de profondeur et de perspective.
En Inde et dans l’hindouisme, la divinité Krishna (dont le nom signifie bleu noir) est présentée sous la forme d’un homme à la peau bleue car « abaissé à la condition humaine, il est soumis aux tentations du mal ».
Ce qu’on appelle « écchymose » en médecine pour designer une zone de souffrance, est appelé en langage commun « un bleu ».
En anglais, on appelle les idées noires « blue devils », ce qui donnera par la suite en musique le « Blues », dont on peut lire dans l’encyclopédie qu’il s’agit d’un genre musical dérivé des chants de travail des populations afro-américaines subissant la ségrégation raciale aux États-Unis, et que c’est « un style où le chanteur exprime sa tristesse et ses déboires ».
En langage professionnel, on appelle un « bleu » un débutant, sans expérience, et donc une personne ni très efficace ni très opérationnelle.
Et pour ne donner qu’un dernier exemple éclairant, les professionnels de l’informatique appelle « Blue Screen of Death » ou « écran bleu de la mort » l’écran totalement bleu qui s’affiche lors d’un erreur sytème majeure pouvant survenir sur certaines versions de Windows. Soit un truc vraiment vraiment traumatisant.
Alors vous êtes convaincus? Ou l’on vous parle en sus de la fameuse « période bleue » de Picasso, allant de 1901 à 1904, une période que l’on décrit comme marquée par les thèmes mélancoliques (euphémisme...) de la mort, de la vieillesse et de la pauvreté, soit une réaction directe de l’artiste à la mort tragique de son cher ami Carlos Casagemas. Pour information : brisé par une rupture avec une danseuse du moulin rouge, celui-ci sombra dans la dépression et l’alcool et se suicida d’une balle dans la tête...Et évidemment passé cet épisode douloureux et une fois l’amour retrouvé dans les bras d’une certaine Fernande Olivier, Picasso retrouvera du poil de la bête, ce qui se traduira sous la forme d’une... période rose.
Alors évidemment, avec tout cela, en termes Marketing, les conditions ne semblaient pas -sur le papier tout du moins- hyper bien réunies pour que Loop Me choisisse ses ceintures bleues comme égéries...

Pourtant le bleu c’est aussi la couleur du rêve, de l’imagination et plus encore...

Mais chez Loop Me, vous finirez par le comprendre, nous ne sommes pas du genre à enfermer les gens, ni les idées, ni les couleurs dans des petites boites bien fermées et bien hermétiques. Alors, on a continué à se documenter pour voir si l’on ne trouvrerait pas un petit truc la défense du bleu et de nos ceintures bleues. On a donc joué nos Dupont Moretti et on a peaufiné la plaidoirie car toute couleur a droit à une justice juste, il nous semble.
Notre première intuition, c’était de nous rappeler que nous avons tous vibré avec nos Bleus lors de la dernière coupe du monde de foot en Russie, et qu’une partie d’entre nous (ceux nés avant l’an 2000) avait déjà vibré avec d’autres Bleus de la même facture en 2008. Alors certes le foot, c’est un peu clivant et comme caution « Académie Française », c’est peut-être un peu léger. Alors nous avons cherché d’autres arguments...
Et quoi de mieux pour répondre à un Picasso que de dégainer un... Yves Klein ! Dont on peut lire sur la toile que c’est un un plasticien français qui « malgré une carrière artistique assez courte, est considéré comme l’un des plus importants protagonistes de l’avant-garde picturale de l’après- guerre ».
La marque de fabrique d’Yves Klein fut de se spécialiser dans ce qu’il appela ses « Aventures monochromes », en ne peignant qu’en une seule couleur (qui plus est au rouleau au lieu du pinceau) afin de « voir ce que l’absolu avait de visible ». Il fit donc des tableaux unis : en rouge, orange, jaune, rose, vert, rouge ou bleu. Peu après, il poussa encore plus loin le concept en ne travaillant plus qu’en bleu.
Car selon lui, le bleu est la couleur la plus abstraite qui soit. Il expliquera ainsi : « Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs elles en ont [...] Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes [...] tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible ». En clair, le bleu est la seule couleur à ne pas dénaturer et inhiber la force de l’imagination et de le créativité.
Yves Klein deviendra par la même le premier très grand porte parole du bleu, avec son fameux «IKB » ou « International Klein Blue » qu’il désigna comme « la plus parfaite expression du bleu ».
Alors avouez-le, vu sous cet angle, on est loin de la définition déprimante de Kandinsky.
Alors en conclusion, devez-vous penser que chez Loop Me, nous nous payons la tête des artistes plus grands que nous? Non, évidemment non. Car jamais chez Loop Me vous ne nous verrez pratiquer l’ironie, le sarcasme ni le cynisme. C’est l’antithèse de nos valeurs et de notre philosophe. Nous voulions juste montrer quelques exemples éclairés que nous avons pu lire et découvrir lors de ces recherches, montrant tout simplement, que finalement, en matière de couleurs, tous les goûts sont permis, que cela relève d’une sensibilité personnelle.
"De gustibus et coloribus non disputandum » disaient les Anciens. Des goûts et des couleurs, on ne discute pas. Et on doit reconnaître qu’en fin de compte, le bleu est capable de fédérer davantage que bien d’autres couleurs...

Le grand mérite du bleu reste tout de même d’être la moins snob des couleurs

On ne peut guère en dire autant de beaucoup de couleurs en réalité. En connaissez vous beaucoup d’autres qui brassent un spectre de classes sociales aussi vaste que le bleu?
En effet on peut dire que le bleu est la couleur de l’aristocratie. Dès le XIIème siècle, le bleu est la couleur des rois. S’inspirant du bleu « marial », le capétien Philippe Auguste puis son petit-fils Louis XI (Saint Louis) en font la couleur royale. Leur blason porte des fleurs de lys sur champ d’azur. Les seigneurs s’empressent évidemment de copier leurs rois et s’habillent eux aussi en bleu, les moines et les gens du peuple portant quant eux du brun ou du vert.
Mais à la fin du XIXème siècle, la fin des guerres permettant l’importation de l’indigo et du coton, et la révolution industrielle dans le textile battant son plein avec la mise au point de la teinture, le bleu va se démocratiser vitesse grand V. La blouse et le bourgeron du travailleur vont muer en « bleu de travail », nouvel uniforme des ouvriers.
De l’aristocratie et son « sang bleu » à l’ouvrier en « col bleu », avouez le, il n’y a pas plus grand écart.
Et cerise sur le gâteau, on assistera à une grande réconciliation fraternelle autour de la couleur bleue, avec le sacre du « blue jean ». L’allemand Levi Strauss aura l’idée en 1853 d’habiller les hommes de la Ruée vers l’Or de pantalons et de salopettes solides, en sergé de coton teint en indigo. Vêtements qu’il appellera sobrement « 501 », du numéro de lot de la toile qu’il avait achetée. Cent ans plus tard, la culture pop américaine fait du 501 un uniforme planétaire, porté par John Wayne, Marlon Brando, James Dean, Brad Pitt, Steve Jobs et aussi ... par tout le commun des mortels. Un jean, une couleur : le bleu.
Alors évidemment, chez Loop Me, on a bien envie de proposer nous aussi une ceinture en silicone bleue, pour assortir à nos bleu jeans préférés et que l’on aimerait voir porter par tous nos #loopers de 7 à 107 ans, par delà les clivages, les différences et les styles.

En conclusion, le bleu est finalement une couleur « feel good » comme diraient les Anglo- Saxons

Le bleu c’est la couleur de la mer, du ciel, des ciels d’été.
C’est la couleur de la paix : des Nations Unis et de ses casques bleus défendant la paix aux quatre coins du globe, ou encore du drapeau européen réunissant les anciens ennemis de guerre.
C’est aussi la couleur de la baignade autorisée en bord de mer, ou des pistes de ski cool et family friendly en montagne.
Au cinéma c’est la couleur du monde enchanté des Schtroumps, ces petits hommes bleus qui vivent en harmonie dans un village imaginaire.
Alors et si le bleu c’était tout bonnement la couleur du bonheur?
Doit on rappeler que l’une des chansons les plus réussies jamais interprétées dans l'histoire du Concours Eurovision de la chanson est la fameuse « Nel blu dipinto di blu », la chanson phare de Domenico Modugno écrite en 1958 ? Une chanson entièrement en italien, qui ne parle que du bleu et qui remporta deux Grammy Awards en 1959, seule chanson non anglophone à avoir remporté de telles récompenses !

Je pense qu'un rêve comme ça
Ne reviendra plus jamais,
Je me peignais les mains
Et le visage en bleu,
Puis soudain j'étais
Enlevé par le vent,
Et je commençais à voler
Dans le ciel infini
(...)
Dans le bleu peint en bleu,
Heureux de rester là-haut,
(...)

Alors chez Loop Me, nous n’hésitons plus, nous aussi, été comme hiver, nous dégainerons la ceinture bleue, pour rêver, pour aimer, pour imaginer, pour gagner.

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